Matelas synthétiques, une menace écologique & sanitaire de grande ampleur


lecture en 4 minute(s)

Etat des lieux, conséquences et bilan sur les matelas synthétiques

Les mousses synthétiques, une source de pollution inquiétante

L’opinion publique l’ignore peut-être ou ferme les yeux dessus mais en matière de literie, les composants synthétiques permettant la production de matelas, oreillers et autres produits sont une source de pollution encore insoupçonnée et très loin d’être inoffensive. En réalité, il s’agit là d’une véritable catastrophe écologique et sanitaire. Dérivées tout droit du pétrole, COV (Composés Organiques Volatils), des phtalates et isocyanates, ces mousses synthétiques, lorsqu’on les inhale inéluctablement durant notre sommeil, seraient toxiques pour notre santé.

Les matelas neufs créés à partir de ces mousses libèrerait davantage d’émissions de COV que les matelas usés qui, a contrario, contiendraient plus de phtalates. Cela ne semble pas si étonnant lorsque l’on sait que les phtalates ont été interdits dans les produits destinés à des nourrissons, une cible plus fragile que les adultes. Etant donné que leur besoin en sommeil est plus important (environ 14h par jour contre 8h pour les adultes), ils sont davantage exposés à ces substances toxiques puisqu’ils passent le plus clair de leur temps dans leur literie. Enfin, les mousses en polyuréthane rejetteraient plus de molécules que celles constituées à base de polyester.

 

Le protège-matelas comme solution ?

Dans l’absolu, vous pourriez utiliser un protège-matelas à court terme pour répondre partiellement à cette question d’ordre sanitaire. En effet, celui-ci contribuerait à réduire les risques liés à ces substances nocives mais ne parviendrait cependant pas à les éradiquer. Partant de ce constat, s’attaquer à la source du problème semble être la solution la plus judicieuse, tout simplement en boycottant ces matelas toxiques.

Dans un souci environnemental et sanitaire, il est dans l’intérêt collectif de nous préoccuper de la qualité de notre literie avec laquelle nous sommes en contact direct de façon quotidienne. C’est pourquoi il existe aujourd’hui des sociétés spécialisées dans ce domaine et travaillant avec des matières naturelles, qui permettent de pallier ce problème d’éthique sous-jacent.

 

Une faille de taille dans les retardateurs de feu

Autre désastre qui nous exaspère autant qu’il nous irrite, il s’agit des retardateurs de flammes dont les matelas synthétiques sont imprégnés. Selon les scientifiques de l’Anses, après quarante ans d’utilisation, il a été révélé que les matériaux présents à l’intérieur des retardateurs de feu, destinés à freiner la propagation d’un incendie, n’auraient en réalité pas la moindre efficacité.

Pire encore, outre le fait que ces composants ne remplissent même pas leur rôle initial et ne soient que fumisterie et mensonges depuis des années, leurs molécules seraient également cancérogènes et présenteraient des perturbateurs endocriniens, toxiques, neurotoxiques et surtout persistants dans notre métabolisme. La majeure partie d’entre elles seraient « polybromées », ce qui signifie qu’elles viendraient déstabiliser certaines hormones thyroïdiennes.

Les effets neurotoxiques agiraient négativement sur le comportement d’un animal exposé aux PBDE, une famille de retardateurs de flamme organophosphorés, avec un poids nettement supérieur chez des nourrissons, jeunes enfants et un impact sur le lait maternel. Par ailleurs, les fonctions reproductrices seraient également affectées, dont notamment un poids des testicules et ovaires plus faible, une baisse de la production spermatique et une masculinisation des petits garçons altérée. La volatilité de ces éléments chimiques les rend potentiellement plus dangereux car ils voyagent et se multiplient rapidement dans les poussières domestiques que nous respirons et ingérons malgré nous.

Les sapeurs-pompiers, entres autres, souhaitent l’interdiction de ces substances qui viendraient complexifier leur mission première étant d’éteindre le feu. Dès que l’embrasement est déclenché, les molécules libèreraient davantage de fumée et donc de monoxyde de carbone, avec des risques d’intoxication éminemment plus élevés et une propagation des flammes plus rapide.

 

Que deviennent nos matelas usagers ensuite ?

Une fois arrivés à usure complète, les matelas et sommiers sont enfouis, sans avoir été récupérés, ni recyclés. Les statistiques sont d’ailleurs très parlantes puisqu’en France, toutes les 4 secondes, ils sont jetés sans être passés par cette étape cruciale qui consiste à les réutiliser par la suite. Cela correspondrait à 5 millions de matelas et sommiers et 110 000 tonnes par an de literie non-recyclée. En sachant que 95% de leurs matériaux peuvent faire peau neuve, ces chiffres sont assez alarmants. Nous pouvons tout à fait procéder à une refonte des métaux. Quant aux bois des sommiers, ils peuvent servir de combustibles. Concernant les matériaux d’isolation ou mousse, ils sont largement plébiscités dans le secteur automobile et peuvent être retransformés en appuie-tête, à titre d’exemple.

 

Les matelas naturels, le choix du cœur et de la raison

La check-list de leurs avantages

La guerre est déclarée entre les matelas synthétiques et naturels. D’un point de vue qualitatif, éthique et sanitaire, le choix devrait, sans aucune surprise, se porter sur les matelas en latex naturel. En effet, il est fortement recommandé d’opter pour ce type de literie qui promet :

  • Un plus grand confort que la laine qui, elle, est très dense et ferme.

  • Une durée de vie supérieure à la moyenne et surtout par rapport aux matelas synthétiques

  • Des propriétés biodégradables aux vues de leurs composants naturels et par leur absence de mousses chimiques Seul petit hic, il s’agit du prix des matelas naturels qui demeure plus élevé que ceux des matelas synthétiques.

 

Toutefois, si l’on s’en tient à leur durée de vie élevée (12 à 15 ans contre 5 à 7 ans pour la mémoire de forme), le prix ne devrait pas constituer un frein à l’achat car cet investissement se révèle être plus que rentable à terme. A titre de comparaison, les matelas en latex naturel remportent la victoire haut la main face aux matelas synthétiques, sur tous les plans.

 

 

Le sommeil au naturel prôné par Kipli

D’ailleurs, certaines marques de literie l’ont bien compris et proposent des modèles plus de 2 fois moins chers que dans des boutiques physiques. C’est dans ce sens que Kipli se démarque, avec ses composants écologiques et fabriqués main en Italie à partir des meilleures techniques et traditions de production. Cette société s’engage à vous assurer un confort absolu en prônant le naturel, pour un sommeil des plus réparateurs. Par la création de ses matelas en latex naturel et oreillers éthiques, Kipli fait partie de ceux qui indiquent la marche à suivre pour un avenir de la literie à la fois respectueux de l’environnement et de notre santé.

Des matelas bébé pour une cible prioritaire

Acheter des matelas écologiques, biologiques et naturels est une initiative éco-responsable d’autant plus importante lorsque vous désirez le meilleur pour votre bébé. Plus vulnérables que des adultes, les enfants sont donc plus susceptibles d’être intoxiqués par les molécules chimiques présentent dans leur literie. Disposant d’un système immunitaire plus faible, ils sont plus facilement sujets aux maladies qu’ils peuvent contracter en un temps record. Les matelas bébé conçus par Kipli possèdent une structure alvéolaire qui favorise une respirabilité exceptionnelle pendant la nuit.

Ils contiennent également des propriétés hypoallergéniques et antifongiques censées venir à bout des acariens, ce qui est idéal pour les enfants allergiques. Enfin, l’ergonomie rendue possible grâce au latex naturel est telle qu’elle offrira à votre enfant un sommeil paisible qui lui permettra de passer des nuits de rêve.

 

matelas en latex naturel pour bébé

Sources :

  • http://sante.lefigaro.fr/actualite/2013/01/08/19669-matelas-source-meconnue-pollution
  • https://www.lemonde.fr/planete/article/2015/10/23/haro-sur-les-retardateurs-de- flamme_4795283_3244.html
  • http://www.asef-asso.fr/production/les-retardateurs-de-flamme-la-synthese-de-lasef/
  • https://www.planetoscope.com/recyclage-collecte/1277-matelas-et-sommiers-qui-sont- enfouis-sans-recuperation-ni-recyclage.html
  • https://kipli.com/fr/product/kipli-baby-le-matelas-bebe-100-naturel/


Photo du bébé par Dominika Roseclay